Le saviez-vous ?

 


Joseph Kasavubu

 

 

 

 

 

 


Patrice Lumumba

 

INDEPENDANCE DU CONGO

En 1959, la Belgique promet l'indépendance au Congo. Dans la colonie, des mouvements sociaux et politiques réclament une émancipation rapide. Lors d'une cérémonie solennelle, le 30 juin 1960, la Belgique et sa colonie se séparent définitivement.

Indépendance mal préparée ?

Mobolisation à la base

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'émancipation des colonies est inéluctable: les deux grandes puissances mondiales, l'URSS et les U.S.A. y sont favorables; l'Inde vient d'obtenir son indépendance; les nationalismes se renforcent en Afrique et dans les pays arabes. Enfin, dans un discours prononcé à Brazzaville en avril 1958, le général de Gaulle promet l'indépendance à qui la demande; il donne ainsi le coup d'envoi à la décolonisation des possessions française.

La Belgique veut croire que ce courant ne touchera pas le Congo, colonie qu'elle considère comme un modèle du genre et qu'elle a fortement encadrée par l'administration coloniale, les missions catholiques et les entreprises. La métropole ne s'est préoccupée que tardivement de former des élites locales; ce n'est qu'en 1956 que le premier universitaire congolais obtient un diplôme en psychologie, à l'Université catholique de Louvain. L'Eglise n'est pas plus rapide puisque le premier évêque noir est nommé la même année.

La fronde ne vient cependant pas de la classe supérieure locale mais de la base, agitée par des courant sécessionnistes. Le plus radical d'entre eux, l'Abako, réclame l'indépendance immédiate du Bas Congo, où la population n'obéit déjà plus qu'à Joseph Kasavubu, dirigeant de ce parti. Ce dernier se renforce ensuite en se coalisant avec des mouvements fédéralistes du Kivu et du Katanga.


Le nouveau gouvernement congolais de Patrice Lumumba en juillet 1960

Climat houleux

Les 4 et 5 janvier 1959, une réunion annulée de l'Abako dégénère en émeutes violentes qui secouent Léopoldville, la capitale.

L'administration coloniale, qui ne s'attendait pas à de tels débordements, est totalement désemparée.

Dans une allocution radiophonique diffusée le 13 janvier, le roi Baudouin propose de conduire le Congo à l'indépendance. La clarté de la déclaration royale n'apaise pas pour autant les esprits; l'insécurité gagne toutes les grandes villes de la colonie, tandis que des grèves sauvages paralysent les entreprises.

 

lubumbashi@free.fr

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